Rare et beau fusil de chasse français de commande, à percussion centrale et chiens extérieurs, calibre 16, signé DABADIE à Toulouse, seconde moitié du XIXe siècle.
Il s'agit manifestement d'une arme de belle qualité, réalisée avec un niveau de finition et de personnalisation qui la distingue nettement d'un fusil de chasse courant de cette période.
Les platines portent la signature DABADIE. Cet armurier est documenté à Toulouse, 35 rue des Balances, notamment lors de l'Exposition des arts et de l'industrie de Toulouse de 1865. Le compte rendu de l'exposition mentionne plusieurs fusils de fabrication riche présentés par Dabadie et souligne la qualité de leur ajustage, de leurs platines, de leurs garnitures et de leurs montures.
Le fusil est à percussion centrale, chiens extérieurs et clé d'ouverture supérieure.
Sa construction est particulièrement intéressante avec une très grande longuesse en noyer solidaire de la bascule : lors du démontage, les canons se séparent tandis que la longuesse reste attachée à l'ensemble bascule-crosse. Cette architecture ancienne et peu commune contribue à l'intérêt mécanique de l'arme.
Canons Léopold Bernard
Les canons juxtaposés portent la prestigieuse signature LÉOPOLD BERNARD – CANONNIER À PARIS, accompagnée de différents poinçons et marquages visibles sur les photographies.
Léopold Bernard fut l'un des canonniers parisiens réputés du XIXe siècle et fournit des canons à des armes françaises de très belle qualité. Sa présence sur ce Dabadie constitue donc un élément important de l'intérêt de l'arme.
La bande supérieure porte en outre une inscription en lettres d'or.
Le fusil est en calibre 16 et possède un extracteur fonctionnel.
Une vraisemblable commande particulière
Plusieurs éléments permettent de considérer cette arme comme une commande particulière, plutôt que comme un fusil de fabrication courante : qualité des canons Léopold Bernard, richesse des gravures, éléments dorés, très beau noyer figuré, monogramme et surtout présence d'un écusson armorié couronné.
Une recherche héraldique a permis de relever une ressemblance particulièrement intéressante entre les armes présentes sur le fusil et celles de la famille Fourché de Quéhillac : chevron accompagné en chef de deux lions affrontés et couronnés, avec une molette en pointe.
Cette attribution est donnée comme hypothèse de recherche et non comme une provenance formellement établie, aucun document nominatif de commande n'ayant pour l'instant été retrouvé.
Le monogramme présent sur l'arme constitue un indice supplémentaire de personnalisation, mais sa graphie très stylisée ne permet pas de proposer avec certitude les initiales de son premier propriétaire.
Décoration et état
La finition est particulièrement soignée : bascule, platines, chiens, clé et pontet gravés, décors de rinceaux, éléments et inscriptions dorés, écusson armorié et monogramme.
Très belle crosse anglaise en noyer fortement figuré, avec quadrillage fin. Le bois présente une superbe veinure et une patine ancienne qui participe beaucoup au caractère de l'arme.
L'ensemble conserve son aspect ancien avec les traces d'usage et altérations de finition normales pour une arme âgée d'environ un siècle et demi. Les photographies détaillées permettent d'en apprécier précisément l'état.
La mécanique est parfaitement fonctionnelle et le fusil ferme sans aucun jeu. Les deux chiens fonctionnent correctement. Extracteur présent et fonctionnel.
Les âmes des canons sont très propres, sans être miroir. Une photographie prise dans un tube est fournie afin d'en montrer l'état aussi objectivement que possible.
Le numéro 7139 est retrouvé sur plusieurs éléments de l'arme, ce qui est également intéressant pour apprécier la cohérence de l'ensemble.
Caractéristiques :
calibre 16 ;
percussion centrale ;
deux chiens extérieurs ;
ouverture par clé supérieure ;
extracteur ;
grande longuesse solidaire de la bascule ;
crosse anglaise en noyer figuré ;
canons signés Léopold Bernard à Paris ;
platines signées Dabadie à Toulouse ; numéro 7139 ;
armoiries et monogramme.
Datation
Au regard de son architecture, de ses caractéristiques et de l'activité documentée de Dabadie et Léopold Bernard, une fabrication dans la seconde moitié du XIXe siècle, probablement autour des années 1865-1875, paraît cohérente.
Il s'agit donc d'un fusil particulièrement intéressant pour un collectionneur d'armes françaises du XIXe siècle, réunissant un armurier toulousain documenté, des canons d'un grand canonnier parisien, une construction mécanique originale et une personnalisation héraldique vraisemblablement liée à une commande privée.
Arme ancienne vendue dans son état actuel. Malgré son excellent fonctionnement mécanique et l'état très propre des âmes, tout éventuel usage au tir devra être précédé d'un contrôle par un armurier qualifié.
Ardent pêche
Le Prix de réserve est déterminé par le vendeur lors de la mise en vente de son objet.
Il correspond au prix en deça duquel le vendeur ne souhaite pas vendre son objet.
Par définition, le prix de réserve n'est pas porté à la connaissance des acheteurs potentiels.
En tant qu'acheteur, vous devez donc enchérir jusqu'à dépasser le prix de réserve
afin de pouvoir remporter l'objet.
NaturaBuy utilise des cookies pour : le fonctionnement du site (cookies nécessaires), la réalisation des statistiques d'audience, l'amélioration de votre expérience utilisateur et la lutte contre la fraude.
Vous pouvez accepter, gérer vos préférences par finalité ou continuer votre navigation sans accepter.