
Optics ready de série avec le système AOS à plaques, le Prodigy 9×19 reçoit un point rouge sans usinage et conserve un co-witness fibre optique.
Le 1911 DS Prodigy de Springfield Armory arrive optics ready de série, prêt à recevoir un point rouge via le système AOS (Agency Optic System). Pour le tireur qui veut basculer sur visée holographique sans usinage maison, c'est le coeur de l'offre : des plaques d'adaptation et une culasse pré-découpée en 9x19.
Le système AOS repose sur des plaques interchangeables qui adaptent l'empreinte de la culasse à votre red dot, du HEX Dragonfly à d'autres micro-points rouges du marché. Vous montez votre optique sur une base solide, vissée au plus bas, sans bricoler la culasse.
Le guidon fibre optique est assez haut pour rester visible sous le point rouge, ce qui autorise un co-witness en cas d'extinction de l'optique. En clair, vous gardez une visée de secours alignée même point rouge éteint, et vous retrouvez vite votre point chaud à la présentation.
| Caractéristique | Valeur |
|---|---|
| Marque | Springfield Armory |
| Modèle | 1911 DS Prodigy |
| Calibre | 9x19 |
| Préparation optique | Optics ready, système AOS à plaques |
| Visée mécanique | Guidon fibre optique, hausse en U (co-witness) |
| Capacité | 17 ou 20 coups |
| Longueur de canon | 4,25'' (107 mm) ou 5'' (127 mm) |
| Détente | Simple action (SAO) |
| Rail | Picatinny |
| Finition | Cerakote noir |
Arme de catégorie B, soumise à autorisation. Documents nécessaires : pièce d'identité, licence de tir FFTir en cours de validité, numéro SIA et autorisation de détention.
Par Gaëtan Moussion, armurier chez TAP RACK L'art du tir juste. Avis tiré de notre essai en vidéo.
D'abord, la différence entre un 1911 et un 2011. Le 1911 est un pistolet emblématique conçu par Browning, connu pour sa fiabilité, sa solidité et sa mécanique simplifiée. Les 1911 sont en général des armes mono-stack, à chargeur simple colonne, ce qui limite leur capacité à 7 ou 8 cartouches assez frustrant pour une pratique moderne du tir. Le 2011 en est la version modernisée, souvent appelée double stack 1911 : on conserve l'ergonomie, avec une poignée plus large, des matériaux et des technologies modernes, et des chargeurs double pile qui augmentent la capacité. Bref, le 2011 offre le meilleur des deux mondes.
Le Prodigy est un semi-automatique chambré en 9 mm autre différence avec le 1911, traditionnellement en .45. Le 9 mm est plus adapté au tir sportif : ça coûte moins cher, on en met plus dans les chargeurs, que des avantages pour une pratique moderne. Il est livré avec deux chargeurs, un 17 et un 20 coups.
Il est proposé en deux longueurs de canon, 4,25 et 5 pouces. Le 4,25 est de taille dite Commander ; certains pensent que c'est la meilleure taille pour le 9 mm, pour une question de rapport entre la masse et la puissance de la munition. J'ai fait cette vidéo avec un 5 pouces et je l'ai vraiment apprécié.
La construction. Cadre en acier forgé, culasse en acier inoxydable avec une finition DLC, connue pour sa robustesse et sa résistance à l'usure. Des stries de préhension à l'avant et à l'arrière, pour faire tes contrôles de charge comme tu veux, par l'avant ou par l'arrière.
Comme tout bon 1911, le Prodigy propose une détente légère et précise, avec une course courte et un reset rapide : ça permet un contrôle parfait lors des tirs rapides.
Côté visée, un guidon en acier à fibre optique verte et un cran de mire noir je trouve que les organes ressemblent pas mal à ceux qu'on trouve sur les Wilson Combat. Le cran de mire est monté sur une plaque qu'on peut retirer pour poser un point rouge.
Un point à connaître sur la poignée. La texture donne un très bon grip et une bonne prise en main, mais pour les plus maniaques, ce revêtement que j'appellerais « grip de skateboard » a tendance à s'encrasser vite : il prend tout ce qui traîne. Si tu veux le garder propre, il faudra l'entretenir souvent.
Le bémol, et il est important : ce n'est pas un Glock. Ce que je veux dire par là, c'est qu'il faut bien l'entretenir, bien l'huiler, bien le graisser et bien le nettoyer, parce que s'il s'encrasse trop il peut être sujet à des problèmes de malfonction.
Le contexte du prix. Ce pistolet était attendu aux États-Unis parce qu'il offrait un 2011 abordable sur un marché dominé par des marques comme Staccato, où un 2011 tourne autour de 4 000 dollars. Chez nous, « abordable » n'est pas forcément le terme, puisqu'on est à peu près à 2 500 . C'est pour ça qu'on voit des vidéos américaines expliquer que le Prodigy peut être amélioré avec quelques options : il faut garder à l'esprit que c'est un pistolet pensé comme une entrée de gamme aux États-Unis. Malgré tout, avec cette politique et son prix, il tient la route face à des concurrents comme Staccato, même s'il n'arrive pas totalement à les égaler.
Mon avis. Le Prodigy est un 2011 qui reprend le meilleur des 1911 classiques tout en s'adaptant aux besoins modernes : un choix parfait pour qui cherche un pistolet haute capacité, précis et durable. J'aime beaucoup la plateforme 2011 on avait aussi testé le Taran. Ce que j'aime dessus, c'est que le poids est bien réparti : on tire vite, c'est précis, c'est agréable, et ça change de tout ce qu'on trouve sur un marché dominé par les strikers en polymère. Si tu veux sortir un peu des sentiers battus, c'est une bonne alternative.
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