Premier contact
Au premier regard, la MTM Shooting Range Box annonce la couleur. Pas de design spécialement flatteur, ni de sophistication inutile : c’est un rectangle de plastique, de type boîte à outils, avec une poignée mobile. Moulée en polypropylène (un polymère chimiquement inerte, qui a l’avantage de résister à la corrosion), cette boîte inspire immédiatement une idée aussi simple que l’œuf de Colomb : tout avoir sous la main, au même endroit, du flacon de solvant jusqu’aux baguettes de nettoyage, en passant par les petits accessoires ou un casque de tir, qui finissent d’ordinaire éparpillés sur la table ou au fond d’un sac.
Un bazar organisé
La partie supérieure de la boîte, dont l’ouverture s’effectue par deux loquets à clipser, reçoit les petits éléments. À l’intérieur, deux petits plateaux à plusieurs compartiments dédiés aux petits outils sont déposables et cachent d’autres rangements de toute taille.
Le long compartiment avant se prête bien aux baguettes démontables, aux écouvillons ou aux produits au format allongé, mais aussi pour entreposer des accessoires plus volumineux : aérosol dépoussiérant, télémètre, etc.
Cerise sur le gâteau : au-dessus de la poignée, un compartiment discret est conçu pour accueillir des têtes de tournevis !
Deux parties
La partie haute se désolidarise de la base par deux loquets latéraux. Cette base accueille ce qui peut être le plus encombrant : casque de tir, boîtes de cartouches, etc., ainsi que deux fourches pour que l’ensemble puisse se transformer en station de travail en quelques secondes.
C’est typiquement le genre de produit dont on ne mesure vraiment l’intérêt qu’une fois en situation et qui change une vie de séance au stand. D’un coup, tout devient clair ; terminé le fouillis sur un coin de table pour nettoyer ou effectuer une petite opération de maintenance.
Ergonomie et limites
La MTM n’échappe pas à la règle : ce qui la rend pratique la rend aussi légèrement encombrante. Vide ou garnie, ce n’est pas un accessoire qu’on oublie dans un petit coin. Elle prend un peu de place et son terrain naturel reste le coffre de voiture, la table de tir, l’établi ou le haut d’une armoire. Pour qui cherche le minimalisme absolu ou un matériel ultra-compact, ce n’est donc pas la solution idéale.
Autre point à bien comprendre : son caractère hybride peut induire en erreur. La Shooting Range Box n’est ni une simple caisse de transport ni un véritable chevalet d’entretien hautement technique. Elle se situe entre les deux, avec une nette priorité donnée à l’organisation et à l’entretien. Dès lors qu’on l’achète pour cette fonction précise, elle se montre pertinente. Si l’on attend un support ultra spécialisé, on sort de son cahier des charges.
Au stand : un atelier de campagne
En effet, c’est au pas de tir, comme son nom l’indique, que la Shooting Range Box prend tout son sens. Posée sur une table, elle devient à la fois poste de rangement, support d’appoint et mini-atelier mobile. On ouvre, on installe, et l’on comprend immédiatement la philosophie du produit : éviter la dispersion et garder une organisation claire pendant la séance.
Pour le tireur qui vient avec plusieurs boîtes de munitions, son matériel de nettoyage, quelques outils, une lunette à vérifier ou une arme à régler, cette boîte simplifie franchement la vie. Au lieu de multiplier les contenants, on centralise tout. Premier point fort : la lecture du matériel est rapide, l’accès est direct, et l’on ne perd plus de temps à chercher une brosse, un chiffon, un tournevis ; entre deux séries, tout est à portée de main, dans un espace ordonné.
Les fourches réglables revêtues de caoutchouc jouent ici un rôle important. Elles permettent de poser correctement une carabine ou un fusil, sans abîmer, pour un contrôle visuel à 360°, afin d’effectuer un nettoyage, le passage d'une baguette ou pour resserrer des vis pendant une séance de tir sans devoir poser l’arme sur le flanc à même une table.
Aussi, il faut être bien clair : ce n’est pas un banc de tir de précision au sens bench-rest du terme. Et en aucun cas cette boîte n'est conçue pour devenir un chevalet de tir. En revanche, pour stabiliser l’arme sur une table, intervenir proprement dessus et conserver un poste net, l’ensemble est convaincant et cohérent.