Au premier coup d’œil, le Predator n’a rien d’un accessoire de prestige ou d’un « rest » de précision ; il pourrait même avoir l’air d’un jouet sorti de sa boîte très années 1990.
Il arrive en pièces détachées et son montage (notice fournie en anglais) ne nécessiterait presque pas de mode d’emploi, tant l’assemblage est simple. Sa silhouette rouge, moulée en polypropylène, assez large, et sa base à quatre pieds en caoutchouc veulent répondre avec simplicité, mais pertinemment, au besoin de stabilité lors d’un réglage.
MTM a conçu un support qui accepte aussi bien les armes longues, fusils ou carabines, que les armes de poing, avec un appui arrière de crosse qu’il est possible de mouvoir et de démonter via deux vis.
Le Predator mise sur une implantation à quatre pieds pour offrir une assise large et stable afin d’assurer les meilleures conditions de tir.
En clair, on peut l’utiliser en configuration complète pour une carabine, ou alléger l’ensemble pour en faire un simple appui avant ou encore un support pour arme de poing.
Une conception intelligemment pensée
Le vrai point fort du Predator, c’est sa polyvalence mécanique.
Le support arrière sert à s’adapter à différentes longueurs d’armes. À l’avant, le réglage de hauteur s’effectue par une roue crantée en matière plastique, avec une amplitude de 21 à 29 cm ; on peut bloquer le réglage à l’aide d’une vis.
La longueur totale du chevalet varie de 56 à 66 cm, pour une largeur de 50 cm.
Les points de contact sont revêtus de parties en caoutchouc afin de protéger le devant et la crosse de l’arme. Notez que de petites cavités sont confectionnées dans ces parties « molles » pour qu’il ne soit pas nécessaire de retirer le battant de grenadière.
Le parti pris de la mobilité
Avec ses 1,6 kg, le PSR-30 ne joue évidemment pas dans la même cour qu’un chevalet métallique lourd type bench-rest. C’est précisément là que se situe son intérêt. Il ne remplace pas un bâti massif destiné à performer pour réaliser le groupement ultime.
Le Predator propose autre chose : un support léger, facile à transporter, rapide à mettre en place, suffisamment stable pour du réglage d’optique, du contrôle de munitions ou de la séance de tir loisir sérieuse. Le large écartement des quatre pieds va dans ce sens, tout comme la compacité générale de l’ensemble. C’est un outil de terrain et de pas de tir, ni une station d’entretien d’armurier.
Le PSR-30 propose une assise beaucoup plus sérieuse que ne le laisse croire sa silhouette légère, permettant de bien gérer des calibres puissants. Ici, 5 Winchester Super X 300 grains cal. 45-70 Government à 50 mètres.