En bref
Le Tempus 2 est un viseur reflex compact (50 g) avec lentille asphérique (fenêtre 21 × 25 mm) et point rouge 2,5 MOA — soit environ 3,6 cm à 50 m. Le constructeur allemand annonce une autonomie de ≥ 3 000 h pour ce point rouge panoramique doté d’un capteur de mouvement pour gérer l’illumination. L’objectif est clair : tirer vite, les deux yeux ouverts, sans avoir l’impression de viser au travers d’un appareil et sans sacrifier la précision utile en battue ou en tir dynamique.
Point 2,5 MOA : le bon compromis pour chasser en mouvement
En battue, on cherche un point suffisamment visible pour “accrocher” la cible en une fraction de seconde, tout en restant assez fin pour viser proprement un sanglier à de jusqu’à 50 mètres, voire plus éventuellement. À 50 m, 2,5 MOA couvre un diamètre d’à peu près 3,6 cm : on est dans une zone cohérente pour la plupart des usages battue, sans tomber dans le point trop envahissant pour l'œil humain.
12 niveaux d’intensité
Les 12 niveaux d’intensité permettent d’adapter l’illumination à des conditions très variables (sous-bois sombre vs layon très clair). Vis à vis de la concurrence, c’est un standard très sérieux pour un point rouge panoramique.
Le fabricant annonce que le viseur est optimisé pour que l’erreur de parallaxe soit minimisée à 40 mètres. Rappelons que la parallaxe, c’est le décalage apparent du point (par rapport à la cible) quand votre œil n’est pas parfaitement dans l’axe derrière le viseur. Avec un point rouge, vous pouvez voir le point “se balader” dans la fenêtre si vous bougez la tête. Au-dessus de 40 m : il peut subsister un léger décalage, surtout si vous visez avec le point très excentré dans la fenêtre. “Parallax free” ne veut pas dire “zéro parallaxe à toutes les distances”. Le choix 40 m est cohérent pour un point rouge de battue : c’est une distance “centrale” dans les tirs usuels (souvent entre 10 et 70 m). Le bon réflexe reste simple : viser avec le point au centre de la fenêtre et zéroter correctement l’optique.
Robustesse et autonomie
Le Tempus 2 revendique une résistance au choc de 1 000 g et une étanchéité jusqu’à 1 m pendant 10 min. Côté alimentation, c’est une simple pile CR2032 qui assure l’autonomie annoncée ≥ 3 000 h à intensité médiane. L’extinction automatique varie selon l’usage du capteur (3 minutes sans mouvement avec capteur activé / 4 heures si capteur désactivé).
Montage
Le Tempus 2 utilise l’empreinte Docter Sight (Docter/Noblex). Cela facilite la recherche de certains montages. Leica commercialise aussi une version avec montage Picatinny, légèrement plus cher que le point rouge sans montage.
Sur le terrain
Le Leica Tempus 2 a surtout brillé par sa capacité à “accrocher” l’animal presque comme sur une visée ouverte tant la fenêtre et large et les contours fins. En outre, c’est surtout la finesse du point qui impressionne et la remarquable qualité optique de la visibilité avec cette lentille, même sous l’eau. Une dizaine d’animaux tirés en battue, du renard aux bêtes rousses en passant par deux grands sangliers mâles en pleine course, des animaux tirés entre 10 et 45 mètres. Le Tempus 2 permet de garder la lecture de son environnement facilement, c’est le point fort qui marque immédiatement à mon sens. De surcroît, la vitesse d’acquisition, avec ce point 2,5 MOA suffisamment fin pour viser proprement sans masquer la zone vitale à courte distance est un point notable. Je ne me suis quasiment pas servi du capot et j’ai chassé à plusieurs reprises sous l’eau ou le grésil, ce qui ne m’a pas empêché de tirer et de tuer des animaux bien que la fenêtre ait été constellée de gouttes d’eau.