Prise en main
L'ergonomie du CZ Shadow 2 est grandement appréciée par la plupart des tireurs, et ce n'est pas un hasard. La poignée épouse bien la main : elle n'est ni trop grande ni trop petite. Seuls les tireurs aux petites mains auront peut-être du mal à apprécier la prise en main du pistolet tchèque.
Le bouton d'éjection du chargeur tombe naturellement sous le pouce, ainsi que l'arrêtoir de culasse. Les manipulations pourraient être rendues difficiles par les faibles dimensions des stries sur l'étroite culasse du CZ ; cependant, sur cette version en .22 LR, ce n'est pas le cas. En effet, lorsque l'on tire sur la culasse, on comprime un ressort récupérateur moins dur que celui du CZ en 9 mm, ce qui rend l'armement très doux, même pour les tireurs ayant peu de force dans les mains.
La prise en main est également rendue confortable par des plaquettes en métal assez fines et des stries à l'avant de la poignée. Ainsi, l'arme tient bien en main, même avec des mains humides, d'autant plus que le pistolet ne recule quasiment pas. Le poids conséquent pour un .22 LR contribue à cette sensation de stabilité : on a vraiment l'impression de tenir un « vrai » pistolet de compétition et non une arme purement de loisir.
Les organes de visée sont nets et permettent une excellente prise de visée. Le guidon et la hausse (réglable) sont striés pour réduire les reflets, ce qui facilite le tir en stand bien éclairé et limite les distractions visuelles. L’alignement des organes se fait naturellement : on retrouve rapidement ses marques si l’on tire déjà au Shadow 2 en 9 mm.
Au tir
Le CZ Shadow 2 en .22 LR est extrêmement agréable à utiliser. Dès les premiers coups, on retrouve la ligne de visée et l’ergonomie du Shadow 2, mais avec un recul quasi inexistant. Le pistolet bouge très peu dans la main, les organes de visée ne sortent presque pas de la cible, ce qui permet d’enchaîner les tirs rapidement.
La détente participe beaucoup au confort de tir. Elle est nette, prévisible, avec un reset court qui se ressent bien sous le doigt. On peut aisément enchaîner des doublettes propres ou travailler des séries de précision lente sans être gêné par des grattements ou un départ aléatoire. Pour un tireur habitué aux détentes plus spongieuses de certains pistolets .22 LR « d’entrée de gamme », la différence est marquante.
La fiabilité semble être au rendez-vous et le Shadow 2 .22 LR n'est pas capricieux avec le type de munitions (Blazer, Aguila Standard Velocity, Geco semi-auto). Aucun incident de tir n'a été relevé lors de l’essai, malgré l’utilisation de munitions de marques différentes, ce qui est loin d’être systématique sur les pistolets en .22 LR. Il convient cependant de nettoyer régulièrement l’arme pour conserver cette fiabilité, surtout si l’on tire des munitions très grasses. Le démontage se réalise comme sur la plupart des CZ : on retire l’arrêtoir après avoir légèrement tiré sur la culasse, puis on peut séparer la carcasse de l’ensemble mobile.
Sur cible, l’arme permet des groupements serrés dès que le tireur fait sa part du travail. À 25 mètres, les impacts se superposent facilement tant que l’on reste rigoureux sur le lâcher, et la stabilité de la plateforme rend les écarts plus simples à analyser : on voit rapidement si l’erreur vient de la prise en main du tireur ou d’une prise de visée approximative. C’est un pistolet qui donne un retour très lisible sur la qualité de son geste. En sortie de boîte, le CZ Shadow 2 .22 LR dispose d’une prise de visée de type « match ». On positionne le guidon sous le visuel en laissant une marge de blanc, et les impacts arriveront au cœur de la cible si le tireur fait le nécessaire.