Une conception pensée pour le chasseur actif
Le harnais a un principe simple : porter cartouches et gibier sans s'enfermer dans un gilet complet qui tient chaud et gêne les mouvements. Beretta l'applique avec beaucoup de cohérence. Le Strap EVO tient sur un jeu de bretelles qui répartit la charge entre l'avant, avec les poches à cartouches, et l'arrière, avec le carnier. Une sangle de poitrine et une sangle de taille verrouillent l'ensemble.
Dès la prise en main, une chose rassure immédiatement : la matière est épaisse et dense, et on la sent solide sous les doigts. Pourtant, le harnais ne pèse pas bien lourd, presque rien une fois sur les épaules. Les finitions sont du niveau qu'on attend de la marque : coutures régulières, sangles proprement cousues, renforts aux points de tension, aucun fil qui dépasse.
Un ajustement au millimètre
Le système d'attache est très bien pensé. Le harnais s'enfile un peu comme un sac à dos, la sangle de poitrine se clipse d'une main et les sangles latérales finissent de plaquer le carnier contre le corps. Porté par-dessus une veste, le harnais laisse le haut du corps libre et ne gêne jamais l'épaulé. Les bretelles ne glissent pas, même après une matinée à enjamber les clôtures. La tenue en est très propre.
Des poches qui ne bronchent pas
C'est sur les poches frontales que le Strap EVO se démarque nettement de la concurrence. Elles sont larges et profondes, et la main y entre facilement, même gantée. Un rabat les protège de la pluie et des débris végétaux. Nous les avons poussées à bout, avec jusqu'à 50 cartouches dans une seule poche. Bien sûr, on se sent alors lesté, mais c'est au porteur de l'assumer. Ce qui compte, c'est que la poche ne s'affaisse pas, ne se déforme pas et ne tire pas sur ses coutures. Beaucoup de harnais d'entrée de gamme ne tiennent pas une telle charge.
Le double carnier, la vraie bonne idée
Derrière, le carnier à double compartiment est la vraie trouvaille du modèle. On peut séparer les pièces et ranger sans les écraser un faisan d'un côté, des grives de l'autre. Plusieurs oiseaux dans le dos donc, et la charge reste bien plaquée contre le corps, et surtout ne ballotte pas à la marche et ne déséquilibre pas au moment du tir. Le carnier est lavable, ce qui facilite l'entretien après une journée de chasse. La seconde poche dorsale, la plus près du corps, peut contenir une laisse, un ramasse-cartouches, de l’eau… ou encore plus de gibier !
À l'épreuve du terrain
Nous l'avons porté des journées entières en chasse devant soi derrière le chien d'arrêt, puis lors de tirées de faisans et de petit gibier, où il faut être mobile et toujours avoir des cartouches sous la main. Nous l'avons aussi emmené à la grive en chasse buissonnière, dans les haies, les ronciers et les fougères, où le matériel souffre. Le polyester encaisse les épines sans s’effilocher outre mesure, et les grandes poches orange restent visibles en pleine végétation, ce qui est un vrai atout de sécurité en chasse collective.
Recommandation pour ceux qui n’ont pas l’habitude de chasser avec des harnais ! Chargé au maximum, tout le poids se reporte sur les épaules : le harnais encaisse, mais il faut doser son chargement sur une longue journée.
Le Strap EVO trouve sa place idéale en début et en mi-saison. Quand les températures baissent franchement, il suffit de le combiner avec une veste chaude : il se règle sans difficulté sur un vêtement épais.