Un objectif pour le jour, un pour la nuit
La plupart des caméras de chasse utilisent un seul capteur pour toutes les conditions. Le résultat est souvent moyen de jour comme de nuit. Le PIE1073 sépare les deux fonctions. L'objectif de jour annonce des photos jusqu'à 60 MP, de la vidéo jusqu'en 4K et un champ de vision de 80°. L'objectif de nuit annonce des photos jusqu'à 4 MP, de la vidéo en Full HD et un champ de 93°. Le capteur de nuit couvre donc un champ un peu plus large, ce qui est utile puisque c'est la nuit que passe l'essentiel du gibier.
Le chiffre de 60 MP doit être pris avec prudence. Sur ce type d'appareil, une résolution aussi élevée est généralement obtenue par interpolation. Nous avons préféré régler l'appareil sur 24 MP, ce qui laisse plus de 13 000 vues disponibles sur la carte.
De nuit
Le résultat le plus intéressant est venu dans la nuit du 11 octobre. À 0 h 50, un brocard traverse le verger à une quinzaine de mètres tout au plus. L'image est plutôt nette bien que l’animal soit en mouvement. On distingue les bois et la silhouette et le brocard ne montre aucun signe d'inquiétude.
À 1 h 16, le même animal repasse, mais plus près de la caméra. L'image devient alors surexposée : le chevreuil apparaît presque blanc, sans détail du pelage. Ce défaut est courant sur les pièges photographiques, car les LED sont réglées pour éclairer loin et saturent un sujet trop proche. Il faut en tenir compte au moment de l'installation : il vaut mieux viser un passage situé à au moins 6 à 8 mètres que placer l'appareil juste au-dessus d'une coulée.
Chaque cliché comporte un bandeau d'informations : date, heure, température en °C et °F, phase de lune et niveau de batterie. La phase de lune et la température sont précieuses pour qui veut relier l'activité du gibier aux conditions de la nuit.
Prise en main
Le boîtier s'ouvre comme un livre grâce à deux pattes de verrouillage. À l'intérieur se trouvent un écran couleur de contrôle et un clavier complet : menu, navigation, prise de vue manuelle (SHOT), relecture (REPLAY), changement de mode, une touche jour/nuit et une touche dédiée au Wi-Fi. Il suffit d'appuyer sur cette dernière pour activer la connexion avec le téléphone, sans passer par les menus. L'interrupteur à trois positions (OFF/SETUP/ON) est classique et facile à utiliser. En bas se trouvent le logement de la carte SD, un port USB-C et un bouton de réinitialisation.
L'étiquette collée dans le couvercle donne les consignes essentielles et évite de chercher dans la notice au pied de l'arbre. Elle signale notamment une particularité : il y a deux ports USB-C. Celui qui se trouve à côté de la carte SD sert au transfert de données, mais ne recharge pas la batterie. La recharge se fait par le port situé dans le compartiment batterie, et un témoin rouge s'allume pendant la charge.
Autonomie solaire
Le panneau solaire est fixé sur le dessus du boîtier par une charnière et s'oriente vers le ciel. Lors de l'installation, la batterie affichait 90 %. Pendant la nuit, l'indicateur sur les photos a varié entre 60 et 65 %. Cet écart s'explique sans doute par le froid (7 à 8 °C), qui fait varier l'affichage des batteries lithium, plutôt que par une recharge nocturne. Placé sous le couvert d'un verger, le panneau reçoit moins de lumière qu'en plein champ. C'est à prendre en compte pour un poste en sous-bois.
Aussi, observez bien l’environnement et évitez de mettre l’objectif à proximité d’une branche qui déclencherait l’appareil, au risque d’avoir une ribambelle de clichés sans intérêt, qui, de plus, mangeront de la place sur la mémoire de la carte.
Robustesse et fixation
Le boîtier camouflage écorce se fond bien sur un tronc. Deux clips solides assurent la fermeture et un anneau permet d'installer un cadenas ou un câble antivol. La sangle fournie, avec une boucle à came, est assez longue pour un fût de fruitier et se serre fermement sans outil.